accueil
mercredi 7 septembre 2011

Francisco Reynés Massanet

Directeur général Abertis Group
Pourquoi votre société a-t-elle choisi d'investir en France ?
 
En 2006, nous avons eu la possibilité de participer à l'appel d'offres pour la privatisation des autoroutes du Nord de la France, c'est-à-dire l'ancien réseau sanef-sapm. Cette étape a marqué le premier grand pas d'Abertis vers l'internationalisation. Il s'agissait d'un projet mature, portant sur des installations existantes générant déjà des flux de trésorerie. Le cadre juridique a également joué un rôle très important dans notre choix, apportant stabilité et prévisibilité à la concession.
Quels sont les attraits de la France pour le Groupe Abertis en tant qu'investisseur ?
 
Je pense que la France a une économie très solide. Nous ne pouvons pas nous attendre à de gros boums économiques, mais d'importantes phases de récession ne sont pas non plus à craindre, ce qui est synonyme pour nous de croissance durable. Bien sûr, nous pouvons encore nous améliorer et être plus efficients. En ce qui concerne les infrastructures et les autoroutes, l'État français a fait de gros efforts pour développer les réseaux de communication dans le Nord de la France où nous sommes basés. Eu égard à nos investissements dans le secteur des satellites, nous savons que l'aérospatiale est la filière leader du marché des nouvelles technologies en France. Cela nous confère un avantage concurrentiel très important et la société Eutelsat, dont nous sommes le principal actionnaire, en bénéficie largement.  
Quels sont vos projets d'investissement en France à plus long terme ?
 
En fait cela dépend plus de la France que d'Abertis. Nous cherchons à développer nos activités hors d'Espagne pour nous internationaliser. Nos trois grands métiers sont les autoroutes, les aéroports et les satellites, et notre intention est de créer de la valeur pour nos actionnaires et de générer de la croissance. Nous étudierons tous les projets qui s'offrent à nous en France et que nous pouvons assumer. Par conséquent, l'avenir dépendra surtout de l'éventuelle privatisation des projets actuellement proposés par la France.
 
Partager cet article :