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Oliver Nass

Directeur Général ESG France
 
C’est en 2004 que le groupe d’origine allemande ESG a décidé de venir s’établir sur le marché français. ESG est  présent dans les secteurs de l’industrie de la défense, de l’aéronautique et de l’automobile. C’est dans ce dernier secteur, et plus spécifiquement dans l’ingénierie des systèmes électroniques et la formation, qu’ESG a décidé de faire ses premiers pas en France.
ESG France travaille pour la plupart des constructeurs et équipementiers ayant un centre de recherche et développement en France. ESG agit donc en tant que conseiller en technologies et processus ou bien en tant que partenaire d’ingénierie. La société Créalie, qui a rejoint le groupe au 1er janvier 2007 lui a permis d’élargir ses prestations en France jusqu’au développement de logiciels embarqués.
La branche formation d’ESG s’est également développée de façon prometteuse : le groupe a notamment pu conclure plusieurs contrats cadres de longue durée avec le Groupe Volkswagen France, entre autres pour la construction et l’exploitation d’un centre de formation à Bordeaux.
Pourquoi avoir choisi la France ?
Sur les trois marchés phares d’ESG, les constructeurs français – tout au moins sur le plan européen – sont placés en tête.
Sur le marché automobile, la France est dans le groupe de tête mené par les constructeurs allemands, avec une large avance sur les autres nations européennes. Sur les marchés à grand volume, les Français ont bien compris, malgré la pression sur les prix, qu’il fallait introduire des innovations dans les véhicules - je pense par exemple au filtre à particules pour les véhicules Diesel.

Les opportunités du marché français et le « business plan » associé, nous ont amené en France. Par ailleurs, notre décision a été stimulée par le fait qu’ESG était déjà impliqué auparavant dans des projets franco-allemands tel que celui de l’hélicoptère de combat Tigre.
Parallèlement à cela, nous avons pu, pour notre analyse du marché et nos premiers pas en France, nous appuyer sur le réseau d’« Invest in France » ainsi que sur le bureau de l’ARD en Ile-de-France. Ceux-ci nous ont aidé avec de nombreuses actions pertinentes, allant de la réalisation d’une conférence de presse commune, en passant par des transmissions d’informations – par exemple concernant la formation des pôles de compétitivité – jusqu’à la transmission de coordonnées de conseillers, d’entreprises partenaires potentielles ou bien d’organisateurs de congrès. Nous sommes encore aujourd’hui en contact régulier avec eux. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de fait part à d’autres entreprises étrangères de cette expérience très positive.
Enfin, via notre adhésion cette année aux pôles de compétitivité « System@tic » et « Pegase », nous disposons maintenant d’une possibilité d’amplifier nos projets de recherche en France.
Quels atouts avez-vous trouvés en France ?
Nous pouvons nous réjouir d’une bonne évolution de nos affaires depuis notre création, il y a 3 ans. 2007 est certainement l’année où nous avons réussi notre percée. Depuis, nos clients nous perçoivent comme un acteur français.

L’un des facteurs de notre réussite en France a été le fait de bâtir une équipe locale compétente et de coordonner systématiquement le transfert de savoir-faire entre l’Allemagne et la France. La clé du succès réside donc dans la combinaison de notre « savoir-faire allemand » et du savoir-faire local, qui apporte la compétence en langue et la connaissance du client en termes de technologies ou standards, processus, méthodes, outils, personnes clés…
Nous notons de manière positive que nombre de nos clients français sont disposés à « tester » de manière pragmatique notre savoir-faire, d’abord pour de petits projets de conseil, qui peuvent ensuite évoluer dans un second temps vers des prestations plus étendues.
Avez-vous d’autres projets de développement en France ?
Dans l’industrie automobile, nous sommes considérés par quelques clients français comme des partenaires stratégiques potentiels, rôle que nous voulons aussi remplir dans l’avenir.

Nos chances en France dans le milieu de l’industrie aéronautique - « activité d’origine » d’ESG - ne sont pas moins grandes. Comme premier pas, nous avons en avril 2007, fondé un bureau à Marseille – tout proche de notre client de longue date, Eurocopter. En tant qu’entreprise de développement certifiée en aéronautique pour de petits avions et hélicoptères (EASA Part 21J), ESG apporte un puissant savoir-faire de plus de 40 ans dans le secteur civil.

ESG en France :
  • 2004 : première implantation d’ESG en France
  • Janvier 2007 : intégration de la société Créalie et élargissement des prestations d’ESG en France jusqu’au développement de logiciels embarqués.
  • Avril 2007 : ouverture d’un bureau à Marseille
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