Jeremy Leven
Producteur, réalisateur, scénariste et essayiste
Jeremy Leven
La carte « compétences et talents » est l’un des premiers titres de séjour temporaire valable plusieurs années et permettant d’exercer une activité sur le territoire français (activité salariée ou commerciale).
Elle peut être accordée à l'étranger susceptible de participer, du fait de ses compétences et de ses talents, de façon significative et durable au développement économique ou au rayonnement, notamment intellectuel, scientifique, culturel, humanitaire ou sportif de la France et du pays dont il a la nationalité.
La carte « compétences et talents » est valable trois ans (renouvelables) et vaut autorisation de travail et/ou autorisation de s'enregistrer au registre du commerce et des sociétés pour un porteur de projet.
Les membres de la famille du "compétence et talent" (conjoint et enfant) bénéficient de la carte de séjour « vie privée et familiale », et peuvent ainsi accéder automatiquement au marché du travail (sans demander une autorisation de travail). L'entrée de la famille du "compétence et talent" est concomitante à l'arrivée du ressortissant étranger en France.
Elle peut être accordée à l'étranger susceptible de participer, du fait de ses compétences et de ses talents, de façon significative et durable au développement économique ou au rayonnement, notamment intellectuel, scientifique, culturel, humanitaire ou sportif de la France et du pays dont il a la nationalité.
La carte « compétences et talents » est valable trois ans (renouvelables) et vaut autorisation de travail et/ou autorisation de s'enregistrer au registre du commerce et des sociétés pour un porteur de projet.
Les membres de la famille du "compétence et talent" (conjoint et enfant) bénéficient de la carte de séjour « vie privée et familiale », et peuvent ainsi accéder automatiquement au marché du travail (sans demander une autorisation de travail). L'entrée de la famille du "compétence et talent" est concomitante à l'arrivée du ressortissant étranger en France.
Vous venez de recevoir l’une des premières cartes « Compétences et talents ». Pouvez vous nous en parler et expliquer les démarches administratives à effectuer pour l’obtenir ?
L’idée d’obtenir cette carte a surgi lors d’une rencontre avec un représentant de Film France, qui à son tour m’a présenté à l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII - Invest in France Agency). Le processus a été étonnamment rapide pour des démarches administratives, principalement grâce à l’aide de l’AFII.
Par comparaison avec la première carte de séjour que ma femme et moi avons obtenue en 1996, cela a été incroyablement facile et rapide. L’AFII est restée à mes côtés et m’a beaucoup aidé, prenant les rendez-vous nécessaires et me garantissant un traitement royal. C’était fantastique.
Par comparaison avec la première carte de séjour que ma femme et moi avons obtenue en 1996, cela a été incroyablement facile et rapide. L’AFII est restée à mes côtés et m’a beaucoup aidé, prenant les rendez-vous nécessaires et me garantissant un traitement royal. C’était fantastique.
Pouvez-vous décrire vos activités en France ?
Elles concernent principalement l’industrie du cinéma, bien que, ces quatre dernières années, j’aie aussi co-écrit deux ouvrages en anglais à propos des français. (...) Les deux ont été publiés par un éditeur français, les Éditions Diateino.
Je viens en France depuis mai 1968 (oui, j’avoue, j’étais même sur le Boule Miche, pavé à la main), mais j’y fais des séjours plus prolongés depuis 1995. Cette année-là, j’ai travaillé avec Roman Polanski sur un projet de film ; ça devait durer une semaine, mais je suis finalement resté une année entière (...).
Je viens en France depuis mai 1968 (oui, j’avoue, j’étais même sur le Boule Miche, pavé à la main), mais j’y fais des séjours plus prolongés depuis 1995. Cette année-là, j’ai travaillé avec Roman Polanski sur un projet de film ; ça devait durer une semaine, mais je suis finalement resté une année entière (...).
Avez-vous des projets en France et pouvez-vous nous en parler ?
Bizarrement, mes deux projets suivants ont également exigé que je sois en France. J’ai écrit le scénario (dont j’assure maintenant la réalisation) d’un film, initialement pour Warner Brothers/Castle Rock, qui relate l’histoire vraie du vol de la Joconde au Musée du Louvre en 1911. Il s’appelle Lovers, Liars and Thieves (Amants, menteurs et voleurs), et regroupe une équipe technique et des acteurs qui sont tous Français. Ce film a nécessité de longues recherches à la Bibliothèque Nationale.
Le tournage n’a pas encore eu lieu mais il est prévu pour cette année à Paris, d’où l’intérêt de la carte de séjour Compétences et talents. En bref, j’ai effectué ces recherches en 1996-1997, et j’ai loué une maison à St Germain-en-Laye, où j’ai déménagé avec toute la famille. Mon fils est allé au Lycée International de la ville.
Une fois le scénario rédigé, nous sommes retournés à notre appartement de la rue St. Dominique dans le 7e. J’ai alors travaillé sur un film avec Robert Redford, appelé La légende de Bagger Vance (avec Matt Damon, Will Smith), réalisé par Jake Eberts, qui habitait à seulement une rue de distance dans le 7e. En fait, il habitait la rue où nous avons finalement acheté notre logement parisien en 2000, l’avenue Émile Deschanel, que nous adorons.
Actuellement, je continue à travailler sur Lovers, Liars and Thieves, sur un autre ouvrage qui sera publié en France (deux de mes romans ont été publiés en France au début des années 80 par Robert Laffont), et sur une pièce sur François Premier. Cette dernière a soulevé l’intérêt d’un ami qui est membre du comité directeur de la Comédie du Théâtre Champs Élysées, bien qu’il n’y ait encore rien de définitif parce que j’y travaille toujours. J’espère finir cette pièce, en français, d’ici à la fin de l’année.
Le tournage n’a pas encore eu lieu mais il est prévu pour cette année à Paris, d’où l’intérêt de la carte de séjour Compétences et talents. En bref, j’ai effectué ces recherches en 1996-1997, et j’ai loué une maison à St Germain-en-Laye, où j’ai déménagé avec toute la famille. Mon fils est allé au Lycée International de la ville.
Une fois le scénario rédigé, nous sommes retournés à notre appartement de la rue St. Dominique dans le 7e. J’ai alors travaillé sur un film avec Robert Redford, appelé La légende de Bagger Vance (avec Matt Damon, Will Smith), réalisé par Jake Eberts, qui habitait à seulement une rue de distance dans le 7e. En fait, il habitait la rue où nous avons finalement acheté notre logement parisien en 2000, l’avenue Émile Deschanel, que nous adorons.
Actuellement, je continue à travailler sur Lovers, Liars and Thieves, sur un autre ouvrage qui sera publié en France (deux de mes romans ont été publiés en France au début des années 80 par Robert Laffont), et sur une pièce sur François Premier. Cette dernière a soulevé l’intérêt d’un ami qui est membre du comité directeur de la Comédie du Théâtre Champs Élysées, bien qu’il n’y ait encore rien de définitif parce que j’y travaille toujours. J’espère finir cette pièce, en français, d’ici à la fin de l’année.
En quoi la France est-elle différente des autres pays ?
Évidemment, on pourrait écrire un roman, un scénario de film ou une pièce de théâtre sur ce qui différencie la France des autres pays. Moi, je ne peux la comparer qu’avec les États-Unis, que j’aime aussi beaucoup. Je trouve les Français bien plus sociables que les Américains ; j’ai bien plus d’amis français avec qui je discute, je partage des repas et je reste simplement en contact, que je n’ai d’amis en Amérique. Cela date de notre séjour à St. Germain-en-Laye : en une seule année que j’y ai passé, j’ai rencontré plus de gens et passé plus de temps avec mes voisins que pendant les 30 ans que nous avons passés dans le Connecticut, où nous habitons actuellement.
En plus, j’ai l’impression que les Français accordent bien davantage de valeur à la vie artistique et intellectuelle, en tant que peuple, que les Américains. On n’a jamais vu à la télévision américaine d’émission comme « Apostrophe » ou la « Dictée », et je peux dire sans risque de me tromper qu’on n’en verra jamais.
Et puis, bien sûr, il y a Paris, avec ses rues tranquilles. C’est une ville piétonne (ce que New York n’est que trop rarement), avec un calme qui, en tant qu’artiste, m’apporte beaucoup d’inspiration.
Enfin, j’aime beaucoup le pays proprement dit, de Nice à St. Malo, de l’Alsace à Bordeaux ; et nous avons passé tous les mois d’août à St. Jean de Luz, un endroit merveilleux pour les familles qui n’a, d’après moi, aucun équivalent en Amérique.
Je ne veux pas dire que les États-Unis, avec leur énergie et leur propre culture, ne sont pas aussi bien, à leur façon, que la France, mais je vous explique ce que j’aime (et que le monde entier aime, je crois) en France.
En plus, j’ai l’impression que les Français accordent bien davantage de valeur à la vie artistique et intellectuelle, en tant que peuple, que les Américains. On n’a jamais vu à la télévision américaine d’émission comme « Apostrophe » ou la « Dictée », et je peux dire sans risque de me tromper qu’on n’en verra jamais.
Et puis, bien sûr, il y a Paris, avec ses rues tranquilles. C’est une ville piétonne (ce que New York n’est que trop rarement), avec un calme qui, en tant qu’artiste, m’apporte beaucoup d’inspiration.
Enfin, j’aime beaucoup le pays proprement dit, de Nice à St. Malo, de l’Alsace à Bordeaux ; et nous avons passé tous les mois d’août à St. Jean de Luz, un endroit merveilleux pour les familles qui n’a, d’après moi, aucun équivalent en Amérique.
Je ne veux pas dire que les États-Unis, avec leur énergie et leur propre culture, ne sont pas aussi bien, à leur façon, que la France, mais je vous explique ce que j’aime (et que le monde entier aime, je crois) en France.
C’est dans le très prestigieux Palais Brongniart qu’a eu lieu le 13 Décembre 2011 la troisième édition du « Club des investisseurs brésiliens » organisée par l’AFII.