
Témoignage

Klaus Koch, Business Director, REETEC GmbH
La France représente le troisième marché mondial après l’Allemagne et l’Espagne. REETEC GmbH travaille exclusivement pour les constructeurs de turbines éoliennes et nous sommes le seul prestataire de services indépendant en Europe, fournissant des solutions intégrales pour le secteur. Nos services couvrent toute la filière en amont et en aval, de la conception au montage en passant par la maintenance et la fourniture de pièces de remplacement. Nous sommes installés en France depuis quelques années, toutefois le marché est en plein essor depuis 2006. En 2007, nous avons pris la décision d’entrer en partenariat avec EDF-Energies Nouvelles, la filiale d’EDF spécialisée dans les énergies renouvelables. La société française détient désormais 28% de REETEC GmbH. Cette participation nous aide à rester compétitifs dans un marché en pleine expansion et répondre de manière toujours efficace aux défis de l’industrie d’énergies renouvelables. De plus, EDF-EN reste un des acteurs principaux dans le domaine d’études de projets.
Quelles sont les premières régions de France en termes d’énergie éolienne – et où la société REETEC est-elle implantée ?
France offre le deuxième meilleur potentiel en ce qui concerne l’énergie éolienne après la Grande Bretagne. Parmi les meilleures régions on trouve la Normandie, la Bretagne et le Centre. Des conditions optimales existent aussi dans la Vallée du Rhône, au sud vers la Méditerranée. Les régions du Nord sont à proximité de notre bureau situé à Tours. Notre objectif est d’ouvrir deux autres sites. L’un à Chemins d’Ablis, au sud-ouest de Paris, où nous sommes en train de monter la plus grande installation éolienne de France qui comporte 26 turbines de MW chacune. L’autre sera situé à Béziers, en Méditerranée.
Dans quelle mesure le marché et l’industrie éolienne évoluent-ils ?
L’attitude des français évolue, il y a une prise de conscience par rapport aux changements climatiques. « La France Nucléaire » s’est ouverte depuis quelques années aux nouvelles sources d’énergie, y compris l’énergie éolienne, et les paramètres économiques ont été considérablement améliorés depuis la mise en place de la réglementation concernant les énergies renouvelables. Le marché de l’énergie éolienne est en plein essor mondial. En Europe, à ce jour, la France offre le meilleur potentiel en termes de développement, suivi de la Grande Bretagne et de la Grèce. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. A ce jour, la France alimente le réseau avec 2 500MW d’électricité éolienne (par rapport à 22 000MW en Allemagne et 12 000MW en Espagne). L’objectif fixé par le gouvernement français est d’atteindre le niveau de 10 000MW fin 2010 et 25 000MW en 2025. La demande pour des parcs éoliens est très élevée désormais, et les constructeurs ont du mal à suivre. Les délais pour une livraison de turbine peuvent aller jusqu’à cinq ans. L’évolution dans ce secteur démontre néanmoins que la France est en retard par rapport à d’autres pays comme l’Espagne ou l’Allemagne. A ce jour, les grands acteurs dans le domaine de la construction sont tous des entreprises étrangères : Siemens, GE Energy, Nordex, REpower ou Vestas. On dénombre qu’un seul constructeur français à ce jour, avec un part de marché de 1.3%.
Quels sont les défis de la France ?
En France, nous avons dix salariés, qui travaillent essentiellement dans le domaine de l’entretien. Les besoins en main d’œuvre pour l’entretien et la maintenance sont considérables, face à une demande croissante. Nous devons faire face au défi de la formation du personnel, puisque les centres de formation dans le secteur d’énergie éolienne en France sont en cours de développement. Nos salariés français suivent des formations au sein de notre entreprise. Nous travaillons en anglais, et je dois admettre que les français rencontrent moins de difficultés que nous avons prévues. Nous ne rencontrons aucun problème de communication. Les besoins en personnel qualifié ont aussi conduit à de nombreux projets de collaboration entre les institutions français et allemands : Lycée F. Bazin à Charleville-Mézières et BZEE (Ecole d’énergies renouvelables) à Bremene. Nous devons aussi faire face au défi du temps de travail, et les 35 heures en particulier. Le temps du travail est source de difficultés, en particulier en ce qui concerne le montage des parcs éoliens qui nécessite énormément de main d’œuvre. Le gouvernement français a récemment modifié le droit du travail afin d’assouplir la réglementation sur les 35 heures, ce qui nous a simplifié notre travail.
Quels sont vos projets de développement ?
L’Europe est notre marché de base et devrait le rester malgré nos projets en Asie et aux Etats-Unis. Le marché de l’énergie éolienne en France va se développer dans les années à venir, et c’est la raison pour laquelle notre société poursuivra également son développement. Nous avons des projets d’investissement et de création d’emploi.
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[ppt - 403 Ko] - 10 raisons d'investir en France - Janvier 2008
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