Agroalimentaire

En France, la tradition de l’agroalimentaire c’est… l’innovation ! Les leaders mondiaux le savent et y implantent de plus en plus leurs centres R & D où s’élaborent les produits de demain.

Site de Nestlé Grand Froid à Beauvais
Site de Nestlé Grand Froid à Beauvais

Aliments-santé

Décloisonnant les frontières entre la nutrition, la santé, le bien-être et la cosmétique, le secteur des aliments-santé (diététique, produits fonctionnels, compléments alimentaires), poursuit son expansion. Celle-ci s’appuie sur des partenariats et des transferts de savoir-faire souvent à l’initiative des pôles de compétitivité dédiés à la nutrition, comme Vitagora dans la Vallée du Rhône, Qu@limed en Languedoc-Roussillon, Prod’Innov en Aquitaine, Aliments de Demain en Bretagne, Nutrition Santé Longévité dans le Nord-Pas-de-Calais. Rien que dans l’Ouest de la France, 6 000 personnes travaillent dans l’industrie des aliments santé.
Aux côtés des leaders nationaux comme Danone ou Lactalis, très impliqués dans les produits bi-actifs et allégés, les multinationales comme Unilever ou Nestlé ont choisi la France comme base de leur R&D mondiale dans ce domaine.

Bioressources énergétiques

La raréfaction des ressources fossiles, les préoccupations de protection de l’environnement ouvrent, par ailleurs, d’immenses marchés aux agroressources, qu’il s’agisse des bioénergies (biocarburants, biogaz, cogénération électrique, etc.), des biomolécules (biosolvants, biolubrifiants, biopolymères) ou des agromatériaux, tels le

entre 2002 et 2005 plus de 15 % des projets internationaux réalisés

dans cette région du monde, soit en moyenne 2 500 emplois par an.

chanvre ou le lin, dont l’usage ne cesse de se développer dans la construction, l’industrie automobile, le textile, etc. Le pôle de compétitivité Agro-ressources en Champagne-Ardenne et Picardie, en particulier, constitue un important catalyseur de synergies entre les industriels et les laboratoires de recherche. Son ambition est de devenir, à l’horizon 2015, la référence européenne en matière de valorisation non alimentaire des ressources agricoles. Cet environnement stimulant, ainsi que les perspectives de développement des marchés en Europe, constituent de puissants arguments pour inviter les entreprises étrangères à s’implanter en France. En 2006, le groupe espagnol Acciona, l’Allemand Saria, l’Américain Cargill ou l’Anglais Ineos ont choisi la France pour s’installer ou développer leurs activités dans les biocarburants.

Produits alimentaires intermédiaires

Les échanges de demi-produit entre industriels constituent un segment de marché particulièrement actif. Avec une croissance annuelle moyenne de près de 10 % au cours des dix dernières années, les PAI et les ingrédients techniques représentent aujourd’hui 25 % de l’activité agroalimentaire nationale. En 2006, les Irlandais Moy Park et Kerry Ingrédients dans le Nord-Pas-de-Calais et les Japonais Ariake et Ajinomoto en Normandie, en Picardie et dans le Nord ont apporté leur contribution au développement de ce secteur.
Ces atouts font de la France l’un des pays les plus attractifs pour les projets agroalimentaires en Europe. Elle a ainsi accueilli entre 2002 et 2005 plus de 15 % des projets internationaux réalisés dans cette région du monde, soit en moyenne 2 500 emplois par an. Les entreprises étrangères occupent près d’un emploi sur quatre en France dans le secteur des IAA.

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